Hadera la ville en pleine ascension

Située entre tel aviv et haifa, Hadera entend rapidement rivaliser avec les agglomérations du centre d’Israël, compte-tenu de l’ambition de ses projets de développement. Alors que la ville compte désormais parmi les nouveaux pôles d’accueil des olim de France.

220px-צביקה_גנדלמןZvika Gendelman, Le Maire de Hadera

C’est en 2014 que Zvika Gendelman prend les commandes de Hadera en tant que maire étiqueté Yesh Atid. À bientôt 60 ans, cet officier de réserve, gradé ‘général’, s’apprête à mettre en œuvre un projet des plus ambitieux sur le rivage ouest de sa ville. Un gigantesque chantier qui s’inscrit dans une stratégie globale de développement et de croissance de l’agglomération, du renforcement des infrastructures de transport au dynamisme de la construction immobilière, en passant par la création d’emplois et d’attractions touristiques.

Depuis le rachat de terres par Yehoshua Hankin à un Effendi arabe en 1891, quelles ont été les étapes clés du développement de la ville de Hadera ?

Ce rachat représente l’acquisition la plus importante au moment de la première alyah. En 1896, alors que le yishouv compte seulement 35 maisons et trois rues principales, ses habitants perçoivent des fonds du Baron de Rothschild en vue d’assécher les marais, grâce à la plantation d’eucalyptus, et réduire ainsi le nombre de victimes du paludisme. Le développement de Hadera, qui devient officiellement une ville en 1952, se poursuit jusque dans les années 70 au gré des opportunités et de l’histoire comme pour le quartier de Guivat Olga, par exemple, fondé en 1949 par des immigrants européens passés par la Chine après l’Holocauste.

La ville compte aujourd’hui près de 100 000 habitants.

À ce jour, quels sont les atouts de Hadera alors qu’une majorité d’Israéliens aspire à quitter le Centre ?

technoda-hadera394X294Les domaines de l’éducation sont une priorité pour la ville qui offre un large éventail d’établissements pédagogiques et scolaires, du mamla’hti aux réseaux indépendants. Hadera dispose de deux écoles démocratiques uniques, de facultés régionales ainsi que d’un campus, le Technoda, qui comprend notamment un observatoire, des laboratoires modernes, un auditorium ou encore un technoparc. La ville regorge également de centres communautaires, de bibliothèques et d’infrastructures sportives multipliant ainsi le nombre des activités culturelles et de loisirs. Nous avons choisi de définir Hadera à travers le label « ville de l’énergie », notamment parce que les plus grands complexes industriels israéliens y sont installés telles la centrale électrique aux mains de la Compagnie nationale d’électricité, la réserve de gaz naturel située au large de la côte ou encore la station de dessalement.

Implantée sur une surface de près de 53  km2, Hadera est loin d’avoir encore réalisé tout son potentiel. Quels sont les chantiers à venir ?

Hadera investit énormément en terme de développement durable, notamment sur le plan de l’énergie verte et environnementale, au bénéfice de la qualité de vie de ses habitants. À travers le label de « ville de l’énergie » et la nouvelle zone d’activités « Energy Park » établie sur près de 650 000 m2, où nous prévoyons l’implantation d’un incubateur de startups et d’un centre universitaire, nous aspirons à la création de nombreux emplois. Nous misons également sur le renforcement de la zone ouest de la ville, qui représentera un levier de croissance certain pour Hadera. Ce grand chantier, dont les travaux devraient commencer au plus tard cette année, prévoit l’aménagement moderne et innovant des
7 km de plage avec la création de nouveaux quartiers, de promenades, de complexes commerciaux, de centres touristiques et de zones de loisirs. Un nouveau pôle d’attraction dédié aux habitants de la ville mais aussi aux Israéliens en général, aux visiteurs et touristes étrangers.

Depuis le début des années 2000, Hadera attire un nombre croissant de Juifs montés de France, devenant ainsi une ville référence de la alyah française. Peut-on dire que la municipalité a mis en place une stratégie d’intégration spécifique ?

Hadera bénéficie d’une longue tradition d’accueil des olim en provenance du monde entier. Dès 1912, elle accueillait déjà 40 familles montées du Yémen. Il est clair que face à l’augmentation de la alyah française, Hadera participe activement à l’intégration des immigrants. À ce jour, la municipalité offre des solutions certaines en termes d’éducation, d’emploi, de culture et de protection sociale alors que ce sont près de 200 familles francophones qui évoluent en lien étroit avec l’ensemble de la communauté de la ville.

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